L’ultimatum a été lancé samedi dernier dans une interview la presse Onusienne Bunia par le coordonnateur de cette structure citoyenne Dieudonné Lossa, au Président de la République, il affirme que les services de sécurité n’arrivent pas à jouer leur rôle de protéger les civils. Chaque jour, poursuit-il, des innocents sont tués par des miliciens à Djugu et en Irumu, et des maisons incendiées. 

La population locale est choquée par le fait que « les gens meurent sans que ça puisse inquiéter l’Etat, les gens dorment dans des brousses, des cadavres sont abandonnés en plein air en décomposition sans être enterrés ; alors que nous sommes dans un Etat de droit ». La ville de Bunia n’est plus approvisionnée en vivres, ni en produits manufacturés. « La route nationale 27 est la seule route qui apprivoisement la ville de Bunia.  Donc, du moment où cette route est coupée ; du moment où il n’y a plus la vie le long de cette route – parce que celui qui y passe est censé mourir – nous disons que si l’Etat ne prend pas des dispositions nous sommes prêts d’accepter de mourir de fai.

Pour Dieudonné Lossa, coordonnateur de la société civile Forces vives de l’Ituri, ces journées ville morte constituent une interpellation au pouvoir central de dénouer cette crise avant que le pire n’arrive. Si le gouvernement central ne trouve pas de solution à la crise sécuritaire que connait l’Ituri, la société civile Forces vives de cette province va décréter trois journées ville morte à partir de ce lundi 19 avril.

Rappelons que, neuf personnes ont été tuées et plus de vingt maisons vandalisées ce samedi 17 avril lors des affrontements entre l’armée et les miliciens de la Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC), à Nyankunde à plus ou moins 45 km de Bunia. 

Emilio Paluku

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