Ce mardi, devant la haute cour militaire à Kinshasa, 62 prévenus, en détention à la prison militaire de Ndolo, seront dans le box des accusés. Ils ont été arrêtés par vagues dans le territoire de Yumbi même, et acheminés à Kinshasa.

La force publique est intervenue. Mais, selon les rapports des ONG de défense des Droits de l’Homme, les autorités de la province du Mai Ndombe de l’époque portent une responsabilité par omission pour ne pas avoir empêché la mise en œuvre du massacre. Selon les ONG de défense des droits humains, ces affrontements avaient fait plus de 500 morts.

Pour leur part, les Nations unies avaient évalué à plus de 800 le nombre de victimes.  Plus ou moins 17 000 personnes avaient trouvé refuge au Congo-Brazzaville, et aujourd’hui, selon nos sources, il y en aurait encore 11 000 de l’autre côté du fleuve Congo.

Comme rappel, les violences avaient provoqué l’annulation des élections présidentielle et législatives dans cette partie du pays, des affrontements interethniques entre Batende et Banunu, fin 2018 dans la province du Mai Ndombe, avaient fait plusieurs centaines de morts et des dizaines de milliers de réfugiés, partis vers le Congo-Brazzaville voisin.

Soriano Botamba

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