La journée de mardi 25 mai 2021 à Goma était une fois de plus catastrophique, une nouvelle éruption du volcan Nyiragongo dominant la ville, où de longues fissures ont fracturé le sol secoué par de violents tremblements de terre à répétition. L’une a fendu le sol dans la partie ouest de la ville et s’étend sur plusieurs centaines de mètres, entre le mont Goma, qui marque la limite nord de la ville, jusqu’à l’hôpital général et les rives du lac Kivu.

Selon un habitant de la ville qui témoigne, les secousses sont très intenses. On a tous dormi dehors sous des moustiquaires, beaucoup d’habitants aussi, qui ont peur que leur maison ne s’effondre. Des fissures sont apparues sur les murs de notre bureau.

Selon une évaluation humanitaire conjointe, entre 900 et 2.500 habitations ont été détruites par la lave, a indiqué à l’AFP Raphaël Ténaud, chef adjoint de délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Goma. Ce qui peut être estimé, au bas mot, à au moins 5.000 personnes désormais sans foyer. L’aéroport de Goma reste pour le moment fermé, mais celui de Bukavu (à 70 km au sud-ouest sur la rive sud du lac Kivu), rouvert la veille, a été de nouveau fermé sur ordre du ministère des Transports.

Rappelons que du côté gouvernement, une délégation ministérielle séjourne depuis lundi matin à Goma, a réitéré ses appels à la « vigilance » et a demandé à la population de « rester à l’écoute » des autorités provinciales.

Emilio Paluku

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