Le chef de l’État Félix Tschisekedi a précisé que la menace n’était pas levée. Il « déconseille vivement de rentrer à Goma». « La lave n’est plus dans le cratère, mais le volcan reste actif. Il y a une coulée souterraine de lave qui peut surgir à tout moment n’importe où dans la ville » a-t-il expliqué, alors que nombre de déplacés sont tentés de regagner la ville en raison de la précarité de leur situation.

Magali Roudaut, cheffe de mission pour Médecins sans frontières, confirme ces inquiétudes et détaille les conditions de vie de ces déplacés à Saké, à quelques dizaines de kilomètres à l’Ouest de Goma. La ville a en effet vu une arrivée massive de population et Magali Roudau craint en particulier une épidémie de choléra.

« Sous contrôle » ? Non, il faut encore beaucoup d’assistance pour que ce soit sous contrôle, et notamment quand on parle de maladies comme le choléra. parce que Goma, Saké, ce sont des zones endémiques au niveau du choléra. Avant l’arrivée de toutes ces populations, il y avait déjà des cas de choléra, mais évidemment, avec les conditions dans lesquelles les gens vivent actuellement, le fait qu’il n’y a pas d’eau, pas de latrines, évidemment, nous sommes très inquiets qu’une énorme flambée de choléra puisse arriver. Si on parle de Goma, de Saké, ce sont des populations qui bougent, et le choléra va bouger avec et pourra affecter une énorme zone et c’est ça qui est très dangereux. C’est pour ça qu’on est très soucieux et qu’on demande que l’eau soit aprovisionnée en quantité suffisante.

Emilio Paluku

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