Le procès sur les massacres de Yumbi est confirmé, environ 70 détenus à la prison de Ndolo seront devant la haute Cour militaire le 26 mai à Kinshasa. Plusieurs personnes seront appelées à la barre.  Des militaires et des policiers sont parmi les personnes concernées. L’enquête pre-juridictionnelle a bénéficié de l’appui des services de l’ONU.

Rappelons qu’en l’enquête de l’ONU avait conclu que les crimes répertoriés à Yumbi pouvaient constituer des crimes contre l’humanité, de meurtre, de torture, de viol et d’autres formes de violences sexuelles, ainsi que de persécution. Le rapport souligne que la violence a été facilitée par l’absence d’action de l’État pour la prévenir, soulignant que « les autorités provinciales semblent avoir manqué à leur responsabilité de protéger la population ».

Les attaques étaient dirigées par des villageois Batende équipés d’armes à feu, notamment de fusils de chasse, de machettes, d’arcs, de flèches et d’essence, et ciblaient les villageois Banunu. Les victimes ont été attaquées dans les rues, chez elles et alors qu’elles tentaient de fuir.En dépit de signes évidents de tensions et de risques de violence accrus, aucune mesure n’a été prise pour renforcer la sécurité avant les attaques.

Rosie Mozwa

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