Dans un communiqué daté du 29 mai, l’ong Action contre la faim justifie sa décision par la dégradation de la situation sécuritaire dans les zones d’intervention de ses activités. Cette situation sécuritaire est caractérisée par des violences communautaires. Cette décision de l’ONG internationale Action contre la faim (ACF) faite suite à l’attaque de sa base de Drodro par des manifestants en colère et aux tensions entre communautés du vendredi dernier. Conséquence : des milliers de personnes vulnérables risquent de se retrouver sans assistance humanitaire vitale dans la région.

À savoir, suite d’une manifestation, des jeunes en colère qui s’insurgeaient contre le meurtre de deux de leurs à Maze, localité proche de Drodro, ont attaqué la base de cette ONG sur place. Au moins quatre véhicules ont été vandalisés, des motos et groupes électrogènes brulés et des documents saccagés, indiquent des sources locales. Choqué par ces évènements, le personnel d’ACF a été évacué à Bunia où il bénéficie d’une prise en charge psychologique.

« Nous condamnons fermement cette attaque contre nos équipes et qui aura des conséquences terribles sur la population, car nous sommes aujourd’hui contraints de suspendre nos activités jusqu’à nouvel ordre sur la zone de Djugu et donc de laisser des milliers de personnes sans aide vitale », déplore Benjamin Vienot, directeur d’Action contre la faim en RDC. Depuis décembre 2020, plus de 68 000 personnes, dont des enfants malnutris et des adultes vulnérables, ont bénéficié de l’assistance entre autres d’Action contre la faim.

Sur ceux, il s’engageant à reprendre ses activités dans la zone une fois la situation sécuritaire améliorée, l’ONG réaffirme sa détermination de respecter les principes humanitaires, en restant neutre, apolitique et impartial.

Emilio Paluku

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