D’après l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco au cours d’un point de presse tenu hier mercredi 13 janvier 2021, au Centre Interdiocésain, à la Gombe. Les évêques ont relevé les couacs dans le fonctionnement de l’enseignement. Toute fois la Conférence Episcopale Nationale du Congo reste déterminée à accompagner le processus de la gratuité de l’enseignement de base qu’elle considère d’ailleurs comme irréversible. Les écoles conventionnées catholiques ne se sont pas comportées de manière à saboter la disposition constitutionnelle de la gratuité de l’enseignement de base. Par contre, elles ont salué cette décision conforme à la doctrine sociale de l’église qui prône l’option préférentielle pour les pauvres.

Sur ceux, voici les propositions de la Cenco pour la réussite de la gratuité de l’enseignement
Pour assurer l’efficacité et la pérennité de la gratuité de l’enseignement de base la Ceno recommande ce qui suit : revoir la rémunération des enseignants en tenant compte du coût de la vie (logement et transport en milieu urbain et prime de brousse pour les enseignants des milieux ruraux conformément aux statuts des carrières au sein des services publics. Le montant du premier palier à savoir, 170$ est devenu insignifiant par rapport au coût de la vie surtout en Ville); soutenir la gratuité par des financements alternatifs de l’éducation à travers des taxes et des impôts au bénéfice de l’éducation, des apports de financements du secteur privé gérés de manière transparente par des commissions tenues par les parties prenantes et les partenaires éducatifs ; augmenter les frais de fonctionnement des écoles et des bureaux gestionnaires ; Reformer en profondeur le SECOPE pour garantir la traçabilité et la transparence dans la gestion des fonds mis à sa disposition par le trésor public pour la paie des enseignants et revoir le contrat avec les institutions financières chargées de la paie des enseignants ; procéder au paiement de tous les enseignants nouvelles unités trouvés en poste au moment de l’annonce de la gratuité ; revisiter la création des provinces éducationnelles et des bureaux gestionnaires budgétivores de manière à les réduire si possible en tenant compte de la proximité ainsi que de la disponibilité financière ; rationaliser la création des écoles et des bureaux gestionnaires ainsi que l’octroi des arrêtés via un processus participatif, transparent et respectueux des normes ; De mettre en place un cadre de concertation impliquant les gestionnaires pour évaluer et améliorer dans la mesure du possible la prise de décisions en rapport avec la gratuité de l’enseignement.

Rosie Mozwa

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