Dans le cadre de sa politique de proximité prônée au début de son mandat, Christophe Mboso Nkodia, speaker de la Chambre basse du Parlement, a rendu visite à Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa et cardinal de l’Eglise catholique du Congo. C’était dans la matinée de ce jeudi 18 mars à l’archevêché du centre Lindonge, à Limete.

Au cours de cette visite de courtoisie, le président Mboso était accompagné du député national Godard Motemona, président du caucus des élus nationaux de la ville de Kinshasa.
En tant que chrétien catholique, l’honorable président est allé à la rencontre de son Eminence Cardinal Ambongo pour solliciter l’accompagnement de l’Eglise catholique tout au long de son mandat à la tête de l’Assemblée nationale.

« Nous avons été élu à la tête de l’Assemblée nationale et, au nom de la Chambre basse du Parlement, nous sommes venus solliciter l’accompagnement de l’Eglise catholique ».
En même temps, le président promet d’organiser, dans un proche avenir, une rencontre devant réunir les chrétiens catholiques dans la politique active et ceux qui sont en dehors de la sphère politique.
Rapport politique et Eglise
Contrairement à ceux qui soutiennent que l’Eglise ne peut pas se mêler de la politique, Christophe Mboso est d’avis que tout pouvoir vient de Dieu.

« C’est Lui qui a voulu qu’il y ait deux pouvoirs dans la société : le pouvoir de l’Etat (pouvoir temporel) et le pouvoir spirituel. En tant que créatures de Dieu, nous devons vivre dans l’unité et en union avec celui qui nous a créés. C’est à cela que se consacrent les bergers, pasteurs, prêtres, évêques et, la politique, c’est à cela que se consacre l’Etat et tous ceux qui travaillent dans les institutions de l’Etat. Mais, tous nous travaillons pour l’homme qu’on appelle citoyen ou chrétien », a expliqué Christophe Mboso par ailleurs.

Pour sa part, Fridolin Cardinal Ambongo, s’est dit très heureux de recevoir à l’archevêché le président de l’Assemblée nationale, le nouveau président qui est un fidèle de l’Eglise catholique. Et comme il est de tradition au sein de l’Eglise, quand quelqu’un accède à de nouvelles fonctions, il se tourne vers l’Eglise pour demander sa bénédiction, a confié le cardinal.
Avant d’enchaîner en ces termes : « L’honorable président est là, à la rencontre de son pasteur, son évêque pour échanger et voir comment il va conduire cette nouvelle charge qui est désormais la sienne comme homme politique et en même temps comme un fidèle catholique ».

Rapport Eglise – pouvoir actuel

S’agissant des rapports que l’Eglise catholique du Congo entretient avec l’actuel pourvoir, Fridolin Cardinal Ambongo les a qualifiés « de très bons ».
« C’est tout à fait normal, de temps en temps, il y en a des gens qui ont l’impression qu’on ne se comprend pas, mais du côté de ceux qui sont au pouvoir, j’en suis convaincu, comme du côté de l’Eglise catholique, je suis quand même cardinal, je peux vous certifier que nous avons de très bons rapports », a-t-il conclu.

Urbain kabey

By admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *