Les activités tournent au ralenti. Certainement que la grande partie de la population de Goma est encore en fuite. Il y a certains éléments de la police qui sont en train de circuler dans certains points chauds de la ville de Goma pour rassurer.

Les personnes évacuées ont eu le choix entre trois routes celle de l’Est et du Rwanda, celle du Nord vers Rutshuru, rouverte par les autorités et la délégation ministérielle hier ; et celle de l’Ouest, par laquelle beaucoup depersonnes évacuées ont gagné Saké, à une trentaine de kilomètres de Goma. Arrivées à Sake, d’autres ont poursuivi leur chemin vers le sud par la route de Bukavu.

Les habitants de Goma sont supposés attendre les recommandations de l’autorité provinciale avant de regagner leurs domiciles. Mais le gouvernement avait fait savoir hier que ce retour ne sera possible que lorsque la menace sera totalement écartée, autant dire qu’aucune date ne peut être envisagée pour le moment.

Le Ministre congolais de la Communication et des médias Patrick Muyaya, qui a tenu une conférence de presse jeudi à Kinshasa, cet événement est inédit : « Ce qu’on a observé le 22 mai, c’est qu’il n’y a pas eu, comme par le passé, des tremblements qui précèdent. « Le risque d’une éruption volcanique secondaire, explique encore le ministre,partant des fissures créées par le mouvement sismique n’est pas négligeable. Ceux qui habitent Goma savent que depuis de précédentes éruptions il y a eu des fissures souterraines.

Les tremblements de terre ressentis depuis le 22 mai – plus de 400 – ont encore ouvert d’autres fissures. Alors la crainte, parce qu’on ne sait pas, c’est si toute la lave s’est déjà vidée ou si la lave cherche, justement du fait de ces tremblements, à ressortir. »

Arly Masevo

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