Dans les Kasaï, une délégation de l’ONU est arrivée ce lundi pour évaluer le respect de ce calendrier de retrait. La Monusco est déjà presque de l’histoire ancienne, les bureaux se vident doucement. Une situation qui inquiète la société civile qui l’a fait savoir à la nouvelle patronne de la Monusco lors de son récent passage. Actuellement, il n’y a déjà plus de casques bleus, ne sont déployés que des policiers chargés d’assurer la sécurité des installations de l’ONU.

Selon Jaudel Nkashama, secrétaire général de l’ONG Action citoyenne pour le développement intégral sur les Antennes de RFI : notre cas n’est pas à confondre avec toutes les autres provinces, ici la paix que nous avons est précaire, elle n’est pas durable, elle n’est pas encore installée sur l’ensemble du territoire provincial. Il ne se passe pas une nuit sans qu’on signale un cas d’insécurité. À ce stade, connaissant les faiblesses de ceux qui sont censés nous sécuriser, la police et notre armée, si nous disons oui au départ de la Monusco, cela veut dire que nous voulons que la situation empire parce que nous connaissons en quoi l’apport de la Monusco nous est utile. Elle a appuyé le gouvernement provincial en carburant, en motivation… La Monusco a même accompagné nos troupes pour des patrouilles mixtes.

À savoir, pour ce militant, même si ce départ s’accompagne d’une peur concernant la situation sécuritaire au Kasaï, il espère qu’il permettra aux autorités d’assumer enfin leur rôle. Alors que des manifestations se sont multipliées dans l’est de la République démocratique du Congo pour protester contre les massacres et l’insécurité et pour demander le départ de la Monusco, dans les Kasaï, la mission des Nations unies pliera bagage en juin.

Nouvellevision24

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