La dépouille mortelle de Lokondo ce jeudi 18 mars 2021 à Kinshasa. Né le 27 juillet 1955 à Mbandaka, Henri-Thomas Lokondo a occupé plusieurs fonctions en RDC. Il était sénateur de 2006 à 2018, puis député à l’Assemblée nationale depuis 2018 jusqu’à sa mort en 2021, vice-ministre des travaux publics en 1993 dans le gouvernement Birindwa et vice-ministre des Relations extérieures dans le gouvernement Kengo.

Le programme des obsèques de l’illustre disparu se présente de la manière suivante :

  • Jeudi 18 mars 2021 : Arrivée de la dépouille mortelle à 13 heures, suivie de son transfert à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire ;
  • Vendredi 19 mars 2021 : Cérémonie officielle organisée par l’Assemblée Nationale au niveau de la morgue, suivie du recueillement de la famille de l’illustre disparu, des amis et connaissances ;
  • Samedi 20 mars 2021 : dernier recueillement à la morgue, levée du corps et départ pour la ville de Mbandaka, dans le Grand Equateur.
    Mardi 16 mars, les congolais vivant en Afrique du Sud lui ont rendu un dernier hommage, en présence du député national, Jacques N’djoli, qui a été mandaté pour la circonstance. La classe politique congolaise a perdu un homme brillant et engagé. Ceux qui ont travaillé avec lui, notamment les députés nationaux et les sénateurs, regrettent la disparition d’un expert chevronné en matières parlementaires. Certains le qualifiaient de «rebelle politique», dans ce sens qu’il était toujours en déphasage avec les instructions de la hiérarchie de sa famille politique surtout dans ses prises de positions et dans son parler, mais très attaché aux valeurs républicaines.
    « C’est un aîné pratiquement ! Henri-Thomas Lokondo est un homme qui avait des qualités politiques hors-pair, un collègue depuis la législature passée. Il savait contredire la majorité, il savait dire oui et dire non quand il s’agissait de le dire. Pendant qu’il était au FCC, il savait exprimer ses opinions de manière libre et indépendante. Vraiment, c’est un homme aimé de tout le monde. Il était libre d’esprit. C’est un géant que nous avons perdu. Le pays avait encore besoin de lui », témoignage un de ses proches.
    Notons que Thomas lokondo est décédé à Johannesburg le 10 mars passé. Le bulletin de santé établi au Centre médical de Kinshasa avant l’évacuation du député à l’étranger, indiquait qu’il était atteint du Covid-19. Mais dans les milieux proches de sa famille comme dans les salons politiques, on évoque la thèse d’un empoisonnement. L’on a du mal à croire qu’un politicien aussi franc et ouvert, toujours à la recherche de la vérité dans les débats politiques, aurait pu compter des ennemis politiques au sein du Palais du Peuple ou en dehors de celui-ci. Vivement une enquête fouillée pour soit ôter le doute des esprits, soit confirmer la thèse de l’empoisonnement.
    Il sied de noter que les obsèques sont prises en charge par le gouvernement congolais.

Nouvellevision24

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