L’Observatoire de la dépense publique a publié hier, vendredi, à Kinshasa son rapport sur l’exécution des lois de finances entre 2017 et 2019. Selon elle, la mauvaise gouvernance des finances publiques « demeure et empire » au mépris de l’éradication de la pauvreté et du développement social, bien qu’après l’alternance à la magistrature suprême de l’État, affirme l’ONG.

Selon Florimond Muteba, président du conseil d’administration de l’ODEP, les instances de contrôle ne font pas correctement leur travail. Et cela a occasionné un manque à gagner de 12 milliards de dollars américains.

« Nous avons par ailleurs répertorié 19 cas de grande corruption non contrôlés par les organes de contrôle de l’État et voir même par la justice. Ce qui représente un manque à gagner d’environ 12.1 milliards de dollars américains pour lesquels nous exigeons des audits sérieux et la justice de faire son travail« , a-t-il déclaré.

Pour l’ODEP, la présidence de la République et la primature sont restées « en tête des institutions budgétivores ». Florimond Muteba insiste : « Il faut changer de cap, mais il n’y a aucun signe qui nous montre qu’il peut y avoir une volonté politique pour changer de cap, le problème c’est que le mauvais exemple vient d’en haut ».

Il a recommandé à la Cour des comptes et à l’Inspection générale des finances (IGF) de pousser le gouvernement à entreprendre les actions « urgentes » liées à la mise en application de la loi organique sur la Cour des comptes. Et cela, afin de procéder au contrôle périodique et régulier pour redresser à temps tout derrapage.

Emilio Paluku

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