Deux des administrateurs nommés appartenaient en effet au cabinet du président, le troisième avait des intérêts dans une banque commerciale de la place. Avant de prendre la décision de les remplacer, le président Tshisekedi avait demandé l’avis consultatif du conseil d’État et de la Cour constitutionnelle pour comprendre qui pouvait être nommé à ce poste. Dans l’article 52 de la loi de 2018, il est clairement spécifié que les membres des cabinets du président sont exclus.

Pour remplir l’ultime condition du FMI, la décision a été prise de remplacer les administrateurs dont les cas d’incompatibilité sont évidents. Mais déjà, au plus haut sommet de l’État, on pense à réformer cette loi pour alléger le type d’incompatibilité sans remettre en cause l’Indépendance des administrateurs.

Rappelons que le conseil d’administration du Fonds monétaire international se tiendra bien cette semaine. Le suspense aura duré jusqu’au bout. Mais le FMI a demandé à la République démocratique du Congo la mise en conformité du conseil d’administration de la Banque centrale congolaise, pour décrocher 1,5 milliard de dollars qui est la clé. C’est l’une des conditions pour l’obtention de ce programme de financement pour lequel un accord préliminaire a été signé en mai dernier.

Emilio Paluku

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