L’Observatoire de la Dépense publique a rendu ce 4 janvier son rapport « de contrôle citoyen de l’exécution du budget global et des dépenses publiques pro-pauvres » pour la période 2017-2019, note que les dépenses urgentes représentent 18% du total des dépenses, un chiffre « énorme et préjudiciable à la réalisation des objectifs du Plan de développement en général, et particulièrement ceux des secteurs pro-pauvres ».

À EPST, Ces budgets ont été réalisés à 79% en moyenne pour les trois années retenues. Ce serait un progrès par rapport à la santé si l’on ne constatait pas que 99,5% des sommes dépensées l’ont été pour les fonctionnement du ministère et des rémunérations, ce qui ne laisse que 0,5% pour les actions prioritaires.

« A qui ont-ils bénéficié? », interroge l’ONG, qui souligne que la Banque centrale du Congo (BCC) a dépensé 680 milliards de FC de « dépassement dont les sources de financement méritent clarification ». Une exception sort du lot le ministère de la Pêche et de l’Elevage. Son budget est passé de 0,4% en 2017 à 20,6% en 2018 et 11,3% en 2019. Et – miracle! – seuls 4% de ces budgets ont été consacrés à l’administration, le reste allant au développement de ces secteurs. Cela « profiterait réellement à la population si le ratio était conséquent entre le budget général et la part réservée à ce secteur », regrettent les analystes.

Soriano Botamba

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