Le procès en appel de l’ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi s’ouvre ce lundi 15 février. Incarcéré le 8 avril 2020, le procès en appel s’est buté à l’ordre procédural. Il a été condamné en première instance à vingt ans de travaux forcés, assortis de dix ans d’inéligibilité pour corruption et détournement d’une cinquantaine de millions de dollars de deniers publics destinés à la construction de maisons préfabriquées dans le cadre du programme d’urgence du chef de l’État.

« Aujourd’hui, tous les aléas de procédure étant réglés, le procès recommence là où il s’est arrêté », confie le conseil du prévenu Kamerhe. Dans une déclaration à la presse dimanche 14 février à Kinshasa à l’issue du culte d’action de grâce, le coordonnateur de SVK a déclaré que toutes les preuves ont été réunies pour démontrer l’innocence de Vital Kamerhe.

Voici en intégralité le discours de Vital Kamerhe depuis le centre Nganda 

Sur le banc des accusés du procès de première instance, il y avait aux côtés de Vital Kamerhe l’homme d’affaires libanais Samih Jammal, chargé de construire les maisons préfabriquées, et un agent de la présidence, Jeannot Muhindo, considéré comme complice d’une partie des détournements. Cette fois, il se pourrait qu’aucun des trois hommes ne soit physiquement présent à la prison de Makala, où vont se dérouler les audiences. Ce qui est permis en appel, justifient plusieurs avocats.

Pour Caius Matata Kahusi, l’acquittement du président de l’UNC va prouver effectivement que la RDC est un État de droit, et sa justice est réellement indépendante.

Arly Masevo

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