Désormais, ce sont des policiers qui assureront la garde des différentes résidences de l’ancien président, qui s’est installé dans sa ferme du Katanga depuis la mi-décembre. Jusqu’ici, Felix Tshisekedi se partageait la Garde républicaine avec son prédécesseur, avec qui il a mis fin à la coalition qu’ils formaient.

Pour Julien Lubunga Bayombe, le chargé de mission de Joseph Kabila, cette action est inopportune. « Le président n’a vraiment pas intérêt à susciter des conflits, comme si c’était ces gardes qui l’empêchaient de réaliser son projet ou sa vision », réplique cet ancien journaliste devenu proche collaborateur de Kabila. Le processus a été enclenché dès fin janvier. Des barrières et blindés qui quadrillaient les rues autour de la résidence privée de l’ex–président au centre–ville de Kinshasa ont été levées et une avenue entière a été ouverte à la circulation.

À savoir, la Garde républicaine est « chargée de protéger le président en fonction, sa famille et ses hôtes de marque », rappelle–t-on du côté de la présidence, sans plus de commentaires. En théorie, c’est la police qui est chargée de protéger les autorités civiles, mais pour ce qui est d’un ancien président élu, la loi ne le précise pas. Elle prévoit des dispositions dans des termes plus génériques :  l’allocation d’un service de sécurité doté des moyens conséquents comprenant, précise la loi, deux gardes du corps, trois éléments de sa suite et une section chargée de protéger sa résidence.

Francine Malagano

By admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *