Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso s’est fait, dans son communication lors de la plénière du mardi 13 consacrée au calendrier de désignation des membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), une compréhension de l’Union sacrée de la nation.

« L’Union sacrée de la nation est un mouvement républicain et démocratique prôné par le président de la République et chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, pour bâtir avec le concours de tous les Congolais patriotes et épris de paix, de justice et d’amour pour notre pays et son peuple, un pays fort, prospère et libre au cœur du continent et rayonnant dans le concert des nations. Il ne sera pas un fourre-tout, un conglomérat d’aventuriers de triste mémoire, autrefois décrié par le vénérable feu président LD Kabila », a-t-il déclaré.

Aussi a-t-il dénoncé le langage ordurier, le discours haineux, les propos incendiaires et irrespectueux véhiculés par certains leaders politiques envers le président de la République, chef de l’Etat.
« Le président de la République est le chef de l’Etat, il représente la nation et il est le symbole de l’unité nationale », a-t-il expliqué.
Au bout de compte, Mboso N’Kodia invite « tout homme d’Etat, qui aspire à le devenir, d’avoir de la retenue, car la politesse ne fait de mal personne, pour que, lui aussi, à son tour puisse bénéficier du même respect ».

Avant de s’interroger en ces termes : « Comment comprendre que certaines personnes qui ont acquis la nationalité congolaise puissent adresser des menaces au pays qui les a accueillis, leur a offert son hospitalité sans aucune discrimination ?
Notre peuple ne peut-il pas se remettre en question face aux actes de violence, atrocités et affres de guerre auxquels il est confronté ces trente dernières années de son histoire ainsi que face aux trahisons et autres complicités des Congolais ambivalents qui ont plongé l’Est de notre pays dans la situation permanente d’insécurité ?

IT/ Mboso dénonce l’ingérence
Toutes ces réalités qui n’ont tant duré, a-t-il renchéri, ont retardé le développement de notre pays mettent à rude épreuve l’hospitalité légendaire de tout un peuple qui risque de développer des réflexes d’autodéfense. Nous devrions nous convenir que l’exercice et l’accès aux hautes fonctions d’un Etat moderne devront répondre aux critères objectifs de qualité, en harmonie avec l’histoire et les réalités géopolitique de chaque pays.

De son point de vue, la Charte des Nations unies, signée à San Francisco le 28 juin 1945, demeure le seul socle des relations internationales afin de préserver les générations futures du fléau de la guerre qui, deux fois à l’espèce d’une vie humaine, a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances.

La RDC, a dit Christophe Mboso, réitère son attachement indéfectible aux but et principes de l’ONU. Cependant, elle regrette cette propension audacieuse de certains diplomates, à prendre publiquement position sur des questions qui relèvent des domaines réservés à l’Etat, voire à mettre la pression sur les institutions dans le but d’orienter des décisions et c’est au mépris total du principe moderne, fondamental. Pareille posture n’est nullement respectueuse de nos engagements communs de San Francisco.

La moitié de la moralité serait atteinte si l’on peut éliminer l’ingérence de l’avis des autres. Telle est notre conviction.
Christophe Mboso a terminé son adresse par cet appel vibrant au peuple congolais de demeurer vigilant et de se mobiliser autour des objectifs de la paix, du progrès, du bien-être social, de la consolidation des acquis démocratiques et de l’état de droit, à travers notamment, de la lutte contre la corruption, l’impunité, le respect des droits humains et la tenue d’élections transparentes et apaisées.

Nouvellevision24.com

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