RDC-Dossier 100 jours: la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe note qu’il n’y a pas de preuves matérielles de détournement

Ce jeudi, la cour d’appel de Kinshasa/Gombe a finalement blanchi Vital Kamerhe et Samih Jammal. « Manque de preuves matérielles », selon les juges. Les tribunaux de premières instances et la cour d’appel sont renvoyés à leurs études. Cela veut dire qu’ils sont acquitté en appel. Son coaccusé, l’homme affaires libanais Samih Jammal est également acquitté.

À savoir, Vital Kamerhe, ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi etait condamné en 2020 à 20 ans de travaux forcés pour détournement de plus de 50 millions de dollars américans dans le cadre du programme d’urgence du chef d’État (rebaptisé « Programme des 100 jours »).

L’homme a un vrai parti politique et un état-major politique qui lui est largement demeuré fidèle. Il dispose d’une base électorale dans le Kivu (même s’il a perdu de sa superbe et si son retour dans le giron Tshisekedi; qui est considéré comme l’homme qui l’a fait tomber; suscite bien des interrogations) mais surtout d’un savoir-faire politique dont aucun proche du président ne peut se prévaloir.

Rappel

Le dossier et la condamnation de Vital Kamerhe devaient être les symboles de la volonté du nouveau pouvoir en place à Kinshasa de lutter contre la corruption où qu’elle se situe. Quitte pour le président de la République à faire tomber son premier allié. C’était aussi le prix à payer pour finir de séduire Washington qui attendait des gestes forts de la présidence congolaise, arrivée au pouvoir dans des conditions douteuses. D’une pierre deux coups, Tshisekedi éloignait aussi un « allié » gênant dans la perspective de la présidentielle de 2023.

La justice congolaise a tranché ce jeudi 23 juin. Les juges de première instance et de la première cour d’appel qui avaient découvert suffisamment d’éléments à charge pour condamner le prévenu à 20 puis 13 ans de prison, se sont donc trompés.

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