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  • Sénat-Loi d’habilitation: nous allons  en conférer avec le bureau de l’Assemblée nationale (B.Lukwebo)
    Sénat-Loi d’habilitation: nous allons en conférer avec le bureau de l’Assemblée nationale (B.Lukwebo)

    Au cours de la plénière du lundi 21 juin, les élus des élus ont dénoncé le refus par les députés nationaux d’examiner en seconde lecture, le projet de loi portant habilitation du gouvernement, sous prétexte que l’Assemblée nationale serait la seule chambre de première lecture et non le Sénat.

    À savoir, ce projet d’habilitation permettra au gouvernement de légiférer sur 4 matières à savoir :

    • La prorogation de l’état de siège ;
    • Les modalités d’application de l’état d’urgence et de l’état de siège ;
    • La réglementation du numérique et ;
    • L’accroissement et la rationalisation des recettes intérieures.

    Sur ceux, ils ont évoqué plusieurs dispositions constitutionnelles dont les articles 129 et 135, qui stipulent qu’un projet du gouvernement peut être envoyé en premier à l’Assemblée nationale ou au Sénat. Selon Bahati, ont rappelé, avec pertinence, les dispositions de la constitution qui confèrent le droit d’initiative, sauf lorsqu’il s’agit de la loi des finances et de la motion de censure ou de défiance. Pour toutes les autres matières, une des chambres peut prendre en examen le texte et l’envoyer à l’autre et vice-versa.

    Il a rassuré aux sénateurs d’entrer en contact avec le bureau de la chambre basse au sujet de l’examen de ce projet de loi d’habilitation adopté en première lecture au Sénat.

    Soriano Botamba

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  • Réflexion: les catastrophes naturelles surgissent sans prévenir
    Réflexion: les catastrophes naturelles surgissent sans prévenir

    L’un des principaux défis rencontrés dans la gestion de la crise qui a été provoquée par l’éruption du volcan Nyiragongo a sans nul doute été l’absence d’une communication de crise adéquate et efficace. En cas de crise volcanique, la communication est une composante fondamentale des concepts d’atténuation et de gestion des catastrophes et de réduction des risques de catastrophe. En fait la communication de crise s’est toujours avérée d’une importance capitale pour sauver des vies en cas de catastrophe naturelle, à condition toutefois qu’en amont le système de surveillance d’éruptions volcaniques fonctionne et qu’il y ait un plan de communication de crise ultérieurement élaboré, régulièrement actualisé et testé. C’est ce qui ressort de la lecture de la littérature sur la gestion de la communication de crise liée aux éruptions volcaniques.

    Souvent, les catastrophes naturelles surgissent sans prévenir. Des tempêtes infernales, des pluies dévastatrices, des laves incandescentes ou encore des tsunamis géants laissent dans leur sillage des dégâts impressionnants sur le terrain, des infrastructures déchiquetées, des victimes humaines par milliers et des citoyens survivants désemparés, vulnérables et ne sachant plus où donner de la tête. Sans oublier les répercussions financières catastrophiques.

    Tous les pays du monde et toutes les populations sont exposés à au moins un type de catastrophe naturelle. Il n’y a aucun endroit sur terre à l’abri de la possibilité d’une attaque provoquée par mère nature. Ces risques comprennent les inondations, les ouragans, les incendies de forêt, les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les tornades et la chaleur extrême, etc.

    Le défi reste toujours de savoir comment dialoguer avec une population vulnérable afin que, le moment venu, des décisions et des mesures appropriées soient prises pour mitiger les risques et par ricochet atténuer les pertes en vies humaines en cas de catastrophe naturelle. Il faut d’emblée mettre en évidence le rôle des scientifiques dans la réponse aux crises et la nécessité de s’engager efficacement avec toutes les parties prenantes. Il est important que toutes les informations soient présentées clairement, tout en gardant à l’esprit le fait que le public ne possède peut-être pas la même compréhension du jargon dans lequel les scientifiques s’expriment. La compréhension de la terminologie utilisée dans les campagnes de communication est importante pour la perception des risques.

    Cependant, bien que les vulcanologues soient chargés de fournir les meilleurs informations et conseils scientifiques possibles, ils n’ont généralement pas connaissance d’autres facteurs clés, par exemple, les aspects socio-économiques, culturels, politiques. Tout comme ils ont rarement le pouvoir de prendre les décisions finales concernant les mesures d’atténuation, y compris une éventuelle évacuation des populations à risque.

    Communication de crise volcanique

    La communication de crise volcanique englobe généralement toutes les formes de communication pendant une crise volcanique : de la communication entre les équipements de surveillance et les scientifiques, à l’interprétation et à la prise de décision entre scientifiques et, à la communication entre les différentes parties prenantes sur les actions à entreprendre.

    Une communication efficace en cas de crise volcanique est une composante fondamentale des concepts d’atténuation, de gestion des catastrophes et de réduction des risques de catastrophe. Dans le cadre de ce processus de communication, grâce aux leçons apprises, un certain nombre d’outils ont émergé qui sont régulièrement utilisés dans les crises volcaniques pour aider à structurer et à formuler des processus de communication.  Il s’agit de :

    •       La mise à disposition des ressources pour développer les connaissances sur les volcans dangereux et établir les menaces potentielles via des évaluations des risques ;

    •       La communication des incertitudes scientifiques inhérentes à la gestion des risques volcaniques, ce qui a conduit l’analyse probabiliste à jouer un rôle de plus en plus important dans la communication de crise ;

    •       La fourniture des alertes, généralement par le biais de réseaux communément appelés systèmes d’alerte précoce (SAP) ;

    •       La prise de décision, de plus en plus assistée par divers outils tels que les cartes numériques, la messagerie automatisée et les outils d’alerte, ainsi que de nouvelles politiques et procédures de communication des données et des connaissances.

    L’ensemble des leçons apprises a généré un large éventail de communications sur les crises volcaniques à travers le monde, façonnées en grande partie par les crises vécues et par les capacités des personnes et des institutions engagées dans l’analyse et l’alerte des risques volcaniques.

    Evaluation de la menace

    Pour évaluer la menace posée par le volcan Nyiragongo, il avait été procédé au déploiement de l’équipement de surveillance approprié pour une atténuation maximale des menaces, grâce à la mise en place d’un système d’alerte rapide aux volcans. Malheureusement, en ce qui concerne la surveillance du Nyiragongo, il semble que ce système de surveillance ne fonctionnait plus depuis 6 mois du fait du manque de fonds de fonctionnement.  Pourtant, le Nyiragongo devait être surveillé en permanence, puisque susceptible de générer des risques importants pour la population de Goma.

    Il est important de noter que la pertinence des données de surveillance d’un volcan dépend de la qualité et de la quantité d’informations existantes. Si l’on sait peu de choses sur un volcan, il est alors difficile de calculer avec précision sa menace. D’où la nécessité d’une vigilance et d’une évaluation approfondies de tout volcan proche des centres de population, à l’instar du Nyiragongo, même s’il paraît en sommeil depuis de nombreuses années. En fait, la règle consiste à développer un système d’alerte précoce des volcans bien avant une crise, pour tous les volcans à haut risque. C’est désormais la meilleure pratique. 

    Évaluation et communication

    Selon les vulcanologues, sur un volcan actif par intermittence, il est possible de prévoir des éruptions avec une certitude relative sur des échelles de temps de plusieurs siècles. Malgré les restrictions, les prévisions d’éruptions sont devenues relativement courantes en utilisant les changements de déformation et les taux sismiques. De même, en se basant principalement sur une escalade de la sismicité et des observations de changements physiques, il a été possible d’estimer une probabilité d’éruption 3 semaines avant le début de l’éruption. Enfin, sur la base de la reconnaissance des schémas sismiques pendant l’activité précurseur et des modèles conceptuels associés de la dynamique du magma, des prévisions fructueuses ont été faites sur de nombreux volcans au cours des dernières décennies, permettant d’utiliser des niveaux d’alerte pour avertir qu’une éruption allait probablement commencer dans les 2 semaines, puis dans les 24 heures.

    Ainsi, les observatoires des volcans du monde entier émettent des niveaux d’alerte, dont beaucoup incluent des déclarations qualitatives sur la probabilité d’une éruption (en disant par exemple qu’elle est « probable») dans certaines périodes (« en quelques jours à quelques semaines »).

    Cependant, le problème avec ces prévisions, c’est justement l’utilisation d’un terme descriptif tel que « probable » pour indiquer le danger. Certes, c’est une lacune majeure. Sans une compréhension pratique et une communication efficace de la probabilité et de l’incertitude, les gestionnaires des urgences et le public peuvent ne pas être convaincus du danger potentiel et de l’urgence de prendre des mesures d’atténuation en temps opportun. C’est pourquoi, afin de rendre les prévisions plus quantitatives, des méthodes probabilistes et statistiques sont de plus en plus utilisées. Toutes ces méthodes intègrent une certaine forme de sollicitation des opinions d’une équipe d’experts pour attribuer des probabilités et des incertitudes en fonction des données de surveillance, des comportements éruptifs passés et des modèles conceptuels. Ils varient selon que les seuils de surveillance sont définis à l’avance pour le volcan en question et dans la manière dont les incertitudes sont établies.

    Néanmoins, le défi de taille pour les scientifiques qui utilisent ces méthodes consiste à communiquer efficacement les résultats de la surveillance aux gestionnaires des urgences et au public, alors que ces destinataires ne connaissent ni ne maîtrisent pas nécessairement les statistiques. Or une alerte d’éruption volcanique bien conçue doit utiliser une terminologie courante bien connue de la population à risque et être explicitement lié à toutes les probabilités numériques attribuées. 

    Mise en place d’un système d’alerte précoce

    En général, les systèmes d’alerte précoce (SAP) sont utilisés dans le monde entier pour une gamme de dangers à déclenchement rapide. Les SAP se définissent comme étant l’ensemble des capacités nécessaires pour générer et diffuser des informations d’alerte opportunes et significatives. Ces informations permettent aux individus, aux communautés et aux organisations menacés par un danger de se préparer et d’agir de manière appropriée et dans un délai suffisant pour réduire la possibilité de préjudice ou de perte. Cette approche comprend quatre sections clés : la connaissance des risques, le service de suivi et d’alerte, la diffusion et la communication et la capacité de réponse.

    En ce qui concerne les systèmes d’alerte précoce des éruptions volcaniques, il est largement admis qu’ils font partie d’un cadre plus large de mesures de réduction des risques de catastrophe comprenant les connaissances scientifiques et les limites, l’éducation, les capacités technologiques et les politiques. Ces systèmes sont composés de cinq éléments clés : le système d’alerte précoce lui-même, la planification, la coopération, l’éducation et la participation, et les exercices de simulation.

    Il faut comprendre que le processus de développement d’un système d’alerte précoce d’éruption volcanique nécessite une coopération et une communication non seulement à travers différentes cultures, mais aussi différentes langues et régimes politiques. Il est impératif que toute communication d’avertissement contienne un message cohérent, sans contradiction susceptible de semer la confusion. Il est essentiel pour établir la confiance entre le public et les autres utilisateurs que l’information soit correcte.

    Signalons qu’il existe de nombreux exemples où des efforts majeurs sont déployés pour dialoguer avec les utilisateurs finaux des alertes via des activités de sensibilisation communautaire et éducatives. Des institutions gouvernementales qui gèrent les catastrophes potentielles reconnaissent que la prise de décision est plus complexe. Alors les praticiens locaux et les populations vulnérables gèrent eux-mêmes de plus en plus les catastrophes qui les concernent. Ils utilisent des systèmes d’alerte et d’intervention d’urgence à base communautaire. Ces systèmes d’alerte et de réponse communautaires reposent sur des capacités et des technologies locales dont les communautés peuvent s’approprier.

    Outils de prise de décision 

    La façon dont les gens perçoivent les informations qui leur ont été communiquées est d’une importance vitale, car elle façonnera la manière dont ils vont formuler les problèmes et prendre des décisions. Il y a des progrès significatifs dans le rôle de divers outils pour aider à appliquer de nouvelles connaissances en utilisant des produits de communication tels que : la création de cartes, les messages dans les produits de préparation, les infogrammes et la simple transmission verbale de la communication de crise.

    Les cartes sont de plus en plus utilisées comme un outil pour transmettre l’incertitude, les risques et les avertissements liés aux ordres d’évacuation. Les cartes des dangers des volcans sont largement utilisées pour représenter graphiquement la nature et l’étendue des dangers et des vulnérabilités et, dans quelques cas, le risque sociétal. Ces cartes peuvent également être utilisées pour désigner des zones d’interdiction, d’accès restreint ou d’avertissement. Leur style et leur contenu varient considérablement d’une nation à l’autre et d’un volcan à l’autre. Dans sa forme la plus élémentaire, une carte des risques volcaniques se compose de zones de danger basées sur la géologie sous-jacente et l’histoire des éruptions passées pour définir l’étendue des écoulements passés et des chutes des téphras (fragments de roches solides éjectés en l’air pendant l’éruption d’un volcan).

    Malheureusement, tout le monde ne peut pas lire efficacement une carte topographique dans notre pays. Pourtant, les cartes des dangers sont un moyen fondamental pour transmettre la répartition spatiale des zones de danger aux gestionnaires des urgences et au public. Quel que soit leur degré de sophistication, les cartes des dangers restent un moyen fondamental de transmettre la répartition spatiale des zones de danger aux gestionnaires des urgences et au public. 

    Par ailleurs, du moins dans les pays avancés, l’expansion des médias sociaux a ouvert des voies de communication à la fois vers et depuis les observatoires des volcans de nouvelles manières transparentes et engageantes, comme le montrent les fils Twitter, les nouvelles applications de science citoyenne et la surveillance communautaire et dans le partage des connaissances. Mais attention, la même expansion a mis à rude épreuve la crédibilité des informations, augmentant le risque de fausses données et d’interprétations qui nécessitent une gestion prudente et de nouveaux niveaux de confiance et d’engagement qui doivent être établis entre les observatoires des volcans et le public.

    Aujourd’hui, les observatoires ont développé un certain nombre d’outils de communication institutionnels, qu’il s’agisse de simples appels téléphoniques ou de réunions permettant le dialogue, ou d’un outil d’information unidirectionnel de l’observatoire via des messages standardisés destinés à des utilisateurs spécifiques. Les informations peuvent être communiquées via des mises à jour formelles quotidiennes, hebdomadaires ou mensuelles, des rapports d’état ou d’informations, ou via des Tweets, des réseaux sociaux et les mises à jour hebdomadaires. Avec autant d’options disponibles, il appartient à l’observatoire de déterminer quels outils répondent le mieux à leur objectif.

    De toutes les façons, en période de crise, la plupart des observatoires sont appelés à participer également aux systèmes de commandement national des incidents ou à d’autres procédures similaires de protection civile. Ils doivent fournir des informations scientifiques aux gestionnaires de la crise provoquée par l’éruption volcanique. D’où l’importance de la mise en place préalable d’une organisation de la réponse à une crise liée à une éruption volcanique à Goma. Une telle organisation permet de recevoir et de gérer les informations fournies par les scientifiques, lesquelles sont liées aux prévisions concernant les activités éruptives, aux informations sur les zones susceptibles d’être touchées, à l’étendue et à la durée des impacts, etc. De même, la localisation des lieux où les représentants de tous les services impliqués se rencontrent pour coordonner les opérations d’information et de crise est primordiale. Sans oublier l’établissement d’un centre d’information pour organiser des points de presse et d’autres événements médiatiques.

    Comment alerter aux gaz toxiques ?

    Les informations qui nous sont parvenues de Goma ont mentionné un certain nombre de cas de personnes mortes après avoir inhalé des gaz toxiques émanant du volcan en éruption. Ces gaz qui émanent généralement d’intrusions de magma profondes entre et avant les éruptions sont principalement le dioxyde de carbone (CO2) et le sulfure d’hydrogène (H2S). Des études ont démontré que l’inondation de gaz volcanique a été reconnue comme la deuxième cause de décès la plus courante parmi les événements volcaniques les plus fréquents et mortels. La principale caractéristique de ce danger est qu’il n’y a généralement aucun avertissement ni aucun signe visible de celui-ci. Les concentrations de gaz peuvent grimper inaperçues jusqu’à ce qu’il soit trop tard, ou une inondation soudaine ne laisse pas le temps de s’échapper. Les gaz volcaniques sont des tueurs silencieux.

    Il faut reconnaître que la diffusion et la communication des avertissements associés aux dangers liés aux gaz nécessitent des systèmes d’alerte efficaces mis en place pour garantir que l’alerte parvienne à la partie de la population à risque. La conception d’un tel système d’alerte qui fonctionne en temps réel tout en intégrant des mesures à prendre dépend de de l’expertise et de l’ingéniosité du personnel des observatoires volcaniques et des agences météorologiques.

    Pourtant, ces systèmes d’alerte aux dangers sont nécessaires si les gens doivent vivre à proximité des volcans dégazant. La population doit réagir à l’avertissement d’une manière qui atténue les risques. Cela n’est possible que si une compréhension suffisante du danger existe. Mais souvent, le danger insidieux des gaz volcaniques est mal compris et négligé. Peut-être parce que c’est difficile de mettre en place la surveillance, la détection et la communication des dangers liés aux gaz et à la gestion des risques associés aux gaz. En août 1986, le lac Nyos du Cameroun a émis un nuage dense de gaz carbonique (CO2) au milieu de la nuit, qui s’est rapidement écoulé dans les vallées environnantes, étouffant aussitôt 1700 personnes endormies jusqu’à 20 km du lac.

    Communiquer, prévoir et gérer les risques naturels : une mission impossible en RDC ?

    Une communication claire dépend d’une compréhension éclairée de la nature du volcan, des dangers et des risques qu’il représente. Tout gouvernement responsable doit considérer l’éducation aux risques et la communication des risques comme une base essentielle pour une gestion efficace des risques liés aux catastrophes naturelles ou à celles causées par l’homme. Le but ultime est de prévenir les préjudices causés par les blessures ou la mort.

    Il existe une large gamme d’outils de communication dont se servent les différents acteurs qui doivent faire face aux crises volcaniques. Beaucoup ont été focalisés autour de formes simples de communication et de collaboration. Les populations autochtones peuvent fournir des informations précieuses qui peuvent aider à la gestion et à la communication lors des crises volcaniques. Des partenariats entre les populations et les observatoires des volcans ont permis d’enrichir les connaissances permettant de trouver des solutions sensées pour tous.

    Aujourd’hui, la technologie offre un impressionnant ensemble d’outils d’aide à la communication d’idées et des pratiques d’utilisation. La télédétection notamment aide à visualiser les crises et les scénarios potentiels, à développer des cartes plus engageantes qui permettent aux gens d’identifier les zones de danger et de sécurité.

    En outre, concernant les moyens de communication, le dernier outil de communication de crise à considérer est la panoplie des médias sociaux. Les réseaux sociaux peuvent jouer un rôle comme source privilégiée d’actualités. Des efforts devraient être fournis pour aider les observatoires des volcans et les représentants du gouvernement dans l’utilisation de diverses plates-formes médiatiques pour faciliter la communication lors d’une crise volcanique. Les médias sociaux permettent un processus de communication multidirectionnel. Ils habilitent le public à participer à un dialogue, en tant que destinataires des dernières données, ou fournisseurs d’observations de première main et de rétroaction.

    Toutefois, même si ces outils (satellites et médias sociaux) peuvent nous donner accès aux informations qui étaient auparavant impossibles à atteindre, il y a beaucoup de preuves suggérant que la communication est toujours basée en grande partie sur la confiance, l’établissement de relations et des compréhensions partagées entre les gouvernants et les administrés. La confiance est généralement difficile à développer et est très facile à perdre.

    Pour conclure, nous recommandons vivement à tous les gouvernements provinciaux d’élaborer des plans à mettre en place avant qu’une catastrophe ne survienne pour tenir les citoyens informés. Ils doivent se préparer à l’éventualité d’une catastrophe naturelle en suivant les meilleures pratiques de communication en matière de préparation aux situations d’urgence.

    Un bon plan de communication d’urgence permet de s’assurer que les autorités savent quoi dire et quoi faire en cas de catastrophe naturelle. En ayant des outils et des stratégies de communication en place avant une catastrophe, le gouvernement provincial sera prêt à partager les informations vitales nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens rapidement. Le plan de communication d’urgence peut même inclure une stratégie des médias sociaux pour atteindre un plus grand nombre de résidents de manière plus efficace.

    Nawezi Karl J.

    Consultant & Formateur

    Communication Stratégique-Advocacy

    Media Training-​Monitoring des médias

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    nawejkarl3@gmail.com

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